Articles : Gérer les sorties et déplacements en sécurité avec Alzheimer

Gérer les sorties et déplacements en sécurité avec Alzheimer

Alzheimer et sorties extérieures : préserver l’autonomie sans prendre de risques

Laisser une personne atteinte d’Alzheimer sortir seule, c’est souvent l’une des décisions les plus angoissantes pour un aidant. Et pourtant, l’isolement à domicile n’est pas non plus une solution : les sorties maintiennent le lien avec l’environnement, stimulent la mémoire et préservent la qualité de vie. Trouver le bon équilibre entre autonomie et sécurité est l’un des défis centraux de l’accompagnement.

Comprendre le phénomène d’errance pour mieux l’anticiper

L’errance est souvent mal comprise. Ce n’est pas une marche sans but : la personne malade part avec une intention précise — retrouver un ancien domicile, aller chez un ami d’autrefois, accomplir une habitude ancienne. Le problème survient quand elle ne parvient plus à retrouver son point de départ.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, l’errance ne touche pas seulement les stades avancés de la maladie. Elle peut apparaître dès les phases modérées, et son risque principal n’est pas tant la sortie elle-même que la désorientation qui s’ensuit. C’est pourquoi les stratégies de prévention doivent être mises en place tôt, avant que l’incident ne se produise.

 Porte-fenêtre ouverte sur l'extérieur avec lumière naturelle, illustration de la liberté de sortir pour une personne accompagnée
Banc en bois vide dans un parc ensoleillé, illustration d'un lieu de promenade familier et rassurant pour une personne accompagnée

Les facteurs déclencheurs à identifier

Avant de sécuriser les sorties, il est utile d’en comprendre les causes. Parmi les déclencheurs les plus fréquents : un besoin de mouvement non satisfait dans la journée, un sentiment d’ennui ou de solitude, une anxiété diffuse, un souvenir qui remonte soudainement. Identifier ces facteurs permet d’agir en amont : proposer une sortie accompagnée à heure fixe, réduire les temps morts, maintenir un rythme de journée prévisible.

Quand la sortie a lieu, quelques précautions simples réduisent significativement les risques : prévenir les commerçants ou voisins du quartier, s’assurer que la personne porte un document d’identification sur elle, et choisir des itinéraires connus et limités.

Protéger la liberté d’aller et venir sans surveillance constante

La présence humaine reste la meilleure protection — mais elle ne peut pas être continue. La nuit, en semaine pendant les heures de travail de l’aidant, les moments de solitude inévitables : autant de situations où la personne peut sortir sans que personne ne le sache immédiatement.

Les solutions technologiques permettent aujourd’hui de compléter la présence humaine sans y substituer. Un GPS discret, des lieux pré-enregistrés, une navigation guidée par la voix : ces outils donnent à la personne les repères dont elle a besoin pour se déplacer, et à l’aidant la visibilité qui lui permet de souffler.

Mains tenant un smartphone affichant une carte GPS en plein air, illustration de la navigation guidée pour une personne atteinte d'Alzheimer

Maé : un GPS vocal vers les lieux familiers

La fonctionnalité Mes Sorties de Maé permet de pré-enregistrer les destinations habituelles de la personne — la pharmacie, la boulangerie, la maison d’un proche, le médecin — et de les rendre accessibles en un tap. La navigation vocale guide ensuite la personne pas à pas, sans qu’elle ait besoin de saisir une adresse ou de lire une carte.

Pour l’aidant, c’est la certitude que son proche peut accomplir un trajet connu de manière autonome, avec un filet de sécurité invisible mais efficace. Pour la personne accompagnée, c’est la préservation d’une indépendance réelle — celle de pouvoir sortir faire ses courses ou rejoindre un proche sans demander d’aide à chaque fois.

Source : France Alzheimer — Comment faire face au phénomène d’errance

→ Découvrir la fonctionnalité Mes Sorties dans ®